Ca y est, j'y suis !
Je vous écrit d'un cyber café dakarois. C'est pas mal du tout car si certaines choses sont chères ici, au moins quand on est blanc et inexpérimenté au marchandage,
internet, lui reste bon marché : l'heure coute 50 centimes d'euro, c'est plutôt dans mon budget... !
Mais mon voyage a été épique... Après avoir copieusement engueulé voyages-sncf, j'ai pu partir à 15h20 de Charles de Gaulles direction Léopold Sédar Senghor. Malgré
un léger retard du décollage, le vol s'est bien passé, on n'a traversé que 3 courtes zones de turbulence. Le survol du Sahara est très impressionnant : penant plus de 2h, on ne voit rien d'autre
que du sable : parfois c'est des dunes et parfois il s'agit de vastes surfaces planes, un peu comme un gigantesque lac de sable. N'étant pas sur mon ordi, je ne peux malheureusement pas vous
montrer de photos, ni même rester à développer trop longuement tout ce que j'ai vu, il y a pourtant déjà pas mal de choses à raconter.
En arrivant au dessus de Dakar, j'ai jetté un regard anxieux vers le hublot : heureusement, la première impression a été positive, je me
suis dit que c'était un bon présage, que j'allais aimer cette ville.
Le bâtiment de l'aéroport et minuscule, ma valise en main, je me suis presque directement retrouvée dehors. Là, regard circulaire, je ne vois personne
portant une pancarte avec mon nom. Par contre, ils sont déjà une dizaine autour de moi à vouloir me porter ma valise, à me proposer de téléphoner sur leur portable... Heureusement, je trouve vite
LE coin où un policier est chargé d'écarter les importuns. J'appelle l'auberge : la réceptionniste ne comprend pas, elle a envoyé quelqu'un il y a un bon moment. un peu paniquée, je patiente 30
minutes, puis tout d'un coup, un jeune hirsute surgit et me tend la main : "Nelly?" Il porte à la main le panneau de l'auberge, il se confond en excuses : sa voiture est tombée en panne, il a dû
prendre un taxi. Nous rentrons donc à l'auberge (je crois que je vais parler souvent de cette auberge, le via-via). Je rassure Céline : les sénégalais ne connaissent pas plus le code de la route
que les Argentins !!!
Là, il y a un groupe de jeunes devant le bar, le jeune hirsute me présente, tous commencent à rigoler parce que je suis petite, à me placer à côté
de la plus petite de leur groupe qu'ils étaient en train de charrier : inutile de dire que je me sens aussitôt dans mon élément ! En plus, vérification faite, je suis plus grande que Fatim
!
Mais complètement crevée je pars vite me coucher. Ce matin, je m'aperçois que la douche est uniquement froide, mais ce n'est pas bien grave, car
hier soir j'étais arrivée à 20h, avec la fraîcheur du soir (26 degrés!) mais là il fait nettement plus chaud, l'eau froide me fait du bien. A 9h du mat, je suis fin prête (aucun mérite, en France
il est 11h), et je demande aux gens du via-via où je pourrais trouver un appart. Aussitôt, Dahoda, l'hirsute d'hier, me prend en charge : il contacte un de ses amis, et on part tous les 3 en
voiture, et on visite 3 appartements. A chaque fois, la discussion du prix prend plusieurs dizaines de minutes. Celui qui m'intéresse le plus a une grande chambre, salle de bain, cuisine, salon
et terrasse privée, et il est à moins de 5 minutes à pied de mon boulot, on arrive à faire descendre le loyer à 300 euros, ils voulaient que je me dépêche de signer, mais j'attend un peu, il faut
en parler aux parents, et en plus je n'ai pas tout cet argent plus la caution avec moi, et ma carte étant bloquée à un certain plafond, je n'aurai pas tout cet argent avant une à 2 semaines...
J'espère que l'appart sera libre encore !
Bien sûr, ici, rien n'est gratuit, et il faut arroser l'ami de Dahoda dun copieux pourboire, il faudra que je sache exactement ce qu'il convient
de donner dans ces cas-là.
Et là, je reviens juste d'aller voir l'océan, à quelques minutes à pied de mon peut-être futur chez-moi et à 10 minutes du viavia !
Décidément, cette journée est plus productive que celle d'hier !
à bientôt !