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         Alors là, une de ces trouilles !

 

         Date du retour approchant (retour que j'avais réservé il y a des lustres sur un site web), je me dis qu'il faut peut-être que je fasse quelques vérifications. D'autant plus que depuis ma réservation, Air Madagascar, la compagnie que j'ai eu le bonheur (?) de choisir, a depuis connu quelques problèmes (pour les curieux, c'est et ). Donc, je me dis, mieux vaut vérifier.

         Chose que je tente d'abord de faire sur internet, directement sur le site de la compagnie. Munie de mon billet électronique et de mon mail de confirmation, j'ouvre l'espace client. Et là, premier hic. J'ai beau taper tour à tour dans la case "numéro de réservation" l'ensemble des codes contenus dans mes deux mails, systématiquement s'affiche le même message d'erreur selon lequel "ce numéro de réservation est incorrect".

          Je commence à craindre d'avoir réservé sur un site pirate et de me retrouver délestée de quelques centaines d'euros et surtout de mon billet de retour.

 

         Pour en avoir le coeur net, je décide de téléphoner directement au service clientèle d'Air Madagascar. En face d'un être humain, il y a peut-être plus de chances d'être rassurée, et il pourra faire plus de recherches.

         Déjà, je suis très agréablement surprise de la promptitude avec laquelle mon appel est pris, car les services clentèles ne sont pas tous aussi diligents (quelqu'un a-t-il eu des problèmes avec les fournisseurs d'accès internet ?).

          Mais les choses se corsent quand, lui ayant à sa demande donné mon nom, je m'entends répondre "Ah, ben non, je ne vois rien. Vous êtes censée partir quand ?". Dans un état de stress compréhensible, j'articule "le Tana-Marseille du 22 juin". "Mais il n'y a pas de Tana-Marseille ce jour-là!". Là, je frôle la crise cardiaque. Le type me laisse mariner dans ma panique quelques minutes (ou alors quelques instants qui m'ont semblé très longs, je ne saurai le dire), et finit par lâcher "Il a été avancé d'une journée. Ah, ça y est, j'ai trouvé votre dossier."

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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 18:13

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              Nul besoin d'être à Madagascar, sans doute, pour écrire un tel article. Si ce n'est qu'on voit ici plus de bonnes soeurs qu'ailleurs, beaucoup par vraie conviction, quelques unes parce que c'est un moyen de s'en sortir, de gagner le respect d'autrui (ce sont les seules à ne pas être bousculées à la gare routière du sud et rien que pour ça, croyez-moi, ça vaut le coup) voire d'aller à l'étranger.

               Toutes ces bonnes soeurs se ressemblent beaucoup dans leur façon de s'habiller. Souvent aussi, de se chausser, car beaucoup ont des sandales de cuir bien solides pour la jeune génération, des chaussures fermées avec chaussettes ou même bas de laine pour les plus âgées (bonjour la chaleur !).

              Mais l'autre jour, il y en avait une portant des tatanes en plastique, bleu vif (foncé). Je ne sais pas pourquoi, cette vision m'est restée.

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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 18:35

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      En ce paisible dimanche, nous nous promenions dans les rues tellement paisible d'Antsirabe, savourant cette journée de congé, quant un attrouppement nous arrêta.

      De là où nous étions, nous de voyions rien d'autre que des dos (enfin, si, des nuques, des jambes et des fesses, mais bon, rien de ce qui était au centre). Par contre, des clameurs se faisaient entendre. Je suis hélas toujours aussi peu douée pour les langues, et mon interprète favori( ) dû me traduire : "C'est un voleur que les riverains ont attrapé".

     Quelques efforts, et j'aperçus effectivement l'homme à terre, sous les coups de la foule. "Mais, ils ne vont pas le remettre à la police ?" "Si, après, du moins s'il est pas trop amoché".

     Hem, voilà voilà, présomption d'innoncence, procès équitable, droit à la défense... Comment mieux comprendre ces points fondamentaux qu'en étant confronté de visu à leur contraire. Et si cet homme n'avait rien fait ? J'ai d'autant peu confiance dans les jugements de la foule qu'il y a peu de temps, une vieille dame accusée d'être une sorcière a été lynchée par la foule en bas de mon quartier, et n'en a pas réchappé.

      Et même s'il était coupable, la réponse était-elle vraiment la bonne ?

 

       Pour le devenir de ce bonhomme, je tiens quand même à vous rassurer. Quelques dizaines de minutes plus tard, alors que nous étions retournés chez notre amie, nous vîmes de la terrasse passer la même foule, qui se dirigeait vers le poste de police. L'homme, au milieu, marchait sans trop de peine.

 

       Je ne sais pourtant pas si c'est entièrement rassurant pour la suite : les décès en garde à vue sont quand même monnaie courante à Madagascar, sans que personne (ou presque) ne s'en émeuve outre mesure. Et lorsque c'est sur le terrain, c'est pire. A chaque fois que les manchettes des journaux annoncent que "la police a abattu deux malfaiteurs" (une manchette relativement courante, je dirais à vue de nez tous les 10 jours), tout le monde a l'air de penser qu'il y a lieu de se réjouir.

 

       Il est parfois tellement difficile de comprendre et de se faire comprendre...

 

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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 17:43

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         Oyez Oyez braves gens ! Voici une joyeuse nouvelle qu'elle est bonne : arrivée à Madagascar dans la nuit du 14 au 15 juillet 2010, voici qu'aujourd'hui, vendredi 18 mars 2011, soit huit mois et des poussières plus tard, j'ai pu récupérer mon passeport orné d'un charmant (mais onéreux) visa me permettant d'y rester jusqu'au 30 juin !

 

         Enfin, après avoir dépensé, outre une quantité incroyable de devises, des litres et des litres de sueur, fait des allers-retours vers et à partir de tout vce que la capitale malgache compte de bureaux administratifs et financiers, mais enfin, ça y est : j'ai mon visa.

 

          L'heure n'est plus aux récriminations : elle est à la fête, youhouhou !

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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 16:54

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          Titre en hommage à mon cher professeur d'allemand, toujours prêt à nous traiter de "barbares" si on mélangeait féminin et masculin au hasard de nos déclinaison (ceci est une précision à l'unique lecteur qui m'est resté fidèle après ces longs mois d'absence, je sais, je devrais accepter de me référencer aussi, c'est ma faute, bref, n'extrapôlons pas).

 

           Aujourd'hui, nous avons donc le bonheur d'être le 8 mars, journée internationale de la femme, et je découvre plus que jamais que chaque pays a sa propre façon de la célébrer, surtout du point de vue du travail. En effet, après le Sénégal et la France, qui considèrent ce jour comme tous les autres, une autre "journée mondiale de" au milieu de la multitude, et le Burkina Faso, qui en fait un jour férié et une véritable fête nationale, voilà Madagascar, qui fait un jour férié... à moitié. Je m'explique : cette journée est fériée, mais seulement pour la moitié féminine de la population. Les entreprises restent ouvertes, et les services sont censés fonctionner uniquement par le travail des mâles, qui ont l'occasion de s'apercevoir enfin que non, le rôle des femmes n'est pas que décoratif.

            J'aime beaucoup le principe, qui me fait penser aux grèves mssives de sans-papier à Paris : c'est là qu'on s'aperçoit du rôle réel d'une large partie de la population.

           Et comment s'en sortent nos hommes ? A priori, je dirais plutôt mal. En effet, j'ai choisi de travailler aujourd'hui, la rédaction nous offrant royalement le choix d'avoir cette journée ou une autre dans la semaine, j'ai opté pour dimanche, et, à chaque appel que j'ai passé pour des rensignements divers, on n'a pu me répondre "parce que la secrétaire, ou la directrice commerciale, elle est pas là, vu que c'est le 8 mars". Héhéhé...

 

             Sinon, pour faire un peu de culturel, la position de la femme malgache varie selon les ré, mais est globalement pas bien reluisante. On me fait remarquer que la colonisation y a sa part : avant, la succession du royaume allait à l'enfant aîné, peu importe son sexe. Il y a ainsi eu 3 reines successives. Depuis la colonisation, les clivages se sont renforcés, et les femmes ne sont plus jamais arrivées aux postes clés. Mais je mettrais un léger bémol, car même au temps des reines, le vrai gouvernant était le premier ministre, qui a commis le tour de force de les épousser toutes les trois successivement, serial lover ou grand manipulateur...

 

 

 

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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 16:21

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      C'est, certes, un mot qui n'existe pas, un verbe conjugué, même. Mais des fois, il faut bien inventer les mots s'ils n'existent pas. Là, c'est pour dire "jouons au loto, ce qui est long".

 

        Tout ça pour dire que la loterie débarque à Madagascar, que le premier tirage a lieu demain, et que je me demande un peu ce que ça va donner. Les jeux d'argent dans les pays les moins avancés (je commence à connaître cette catégorie-là, me suis abonnée y'a 4 ans, le pire c'est qu'à l'origine j'ai même pas fait exprès), ça donne jamais de très jolie choses.

Des détournements monstrueux à la Lonase, loterie nationale sénégalaise, aux alcoolo burkinabè qui dépensaient le moindre Cfa que l'alcool n'imbibait pas en paris à la PMU-B.

 

      Ici, ce qui me rassure un peu, c'est que le ticket de loto est quand même cher, près de 90 centimes d'euros, soit, ici, le prix d'un plat de viande de porc avec sa (copieuse) dose de riz et sa portion de légumes dans ma gargotte du midi. Plus cher que les bières dans les épiceries. Donc, je me dis, peut-être que la classe la plus en difficulté, hélas visée par ce genre de jeux, sera épargnée, d'autant que d'autres essais de ce type ont échoué les années précédentes.

      Mais peut-être que je me trompe, car un argument très répandu est "regarde, c'est pas si cher, vu qu'il suffit de 3 bons numéros pour gagner 5 fois la mise". Mouais. A voir.

 

        Si c'était pour construire routes et hôpitaux, encore, ça se comprendrait, mais là c'est une entreprise privée qui gère, et je crains que ce ne soit pas pour l'intérêt public malgache, même si une partie reviendra de droit à l'Etat (reste à connaître dans les poches de qui tout ça va finir, mais je deviendrais parano, moi, à force).

 

       Le seul truc drôle, là-dedans, c'est finalement le titre des confrères de la Gazette de la Grand Ile, tout était dans l'ironie du lien sur-titre titre :

Réduction de la pauvreté

Le Loto débarque à Madagascar

 

 !!!!!!

 

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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 14:42

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           C'est un joli nom, non, pour un animal domestique ? Genre pour le prochain hamster que j'avant qu'il ne me reprenne l'envie de voir d'autres cieux, et que je laisserai donc vieillir et mourir entre les mains de ma maman. Sauf qu'en fait, non, finalement, je baptiserai personne comme ça, parce que quelque poétique que soit sa sonorité, Bingiza, c'est un cyclone.

           Il a soufflé ici, il y a quelques jours. Enfin, quand je dis ici, c'est sur le pays, mais pas précisément sur Tana. Même très loin, à des centaines de kilomètres, ce qui ne veut pas dire qu'on ne le sentait pas. Des rafales de vent comme j'en avais jamais vues, et une pluie torrentielle, le tout plusieurs jours de suite, sans la moindre pause.

 

          En fait, Binziga est passé deux fois, le fourbe. La première fois, il est venu de l'est, et a traversé le nord du pays avant de ressortir dans le canal du Mozambique, ce couloir d'océan qui sépare Madagascar de l'Afrique, et plus précisément, comme quoi il porte bien son nom, du Mozambique. Mais dans ce canal, les vents et courants sont taquins, et pan, ils ont décidé de nous renvoyer notre cyclone, par le sud pour changer, et de lui faire remonter le pays.

 

         En tout, Bingiza, c'est plus d'une vingtaine de morts sur le coup, mais combien d'autres après, car des milliers de gens se retrouvent sans abri, et dans des conditions hygiéniques des moins hygiéniques, dans un pays où sévissent des maladies aussi drôles que la peste ET le choléra (ici, pas le choix cornélien entre l'un ou l'autre, c'est les deux).

        Le pire, c'est que quand on le vit, comme ce fut mon cas, d'un petit peu loin de l'oeil et depuis une maison bien en dur, ça ne ressemble pas à un drame. Après tout, quel confort relatif de se sentir bien au sec emmitouflé dans sa couette, pendant que dehors, les éléments se déchaînent ? Et puis d'un point de vue d'étranger, cette petite excitation de vivre un truc exceptionnel, de se dire "je suis dans un cyclone" en sachant qu'on ne craint rien... Mais cela entraîne aussi une bonne dose de cupabilité d'avoir pu ressentir une telle sensation, lorsqu'on prend connaissance du bilan humain. J'ai envie de dire que le matériel ne compte pas, mais quand les dégâts "matériels", ce sont essentiellement les maisons des gens et les cultures qui auraient dû leur permettre de manger pour les prochains mois, si, c'est grave, et ça compte.

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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 17:37

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          Qui a dit que la vie est un perpétuel recommencement ? Je n'en sais plus rien, mais il a sacrément raison.

          Je pars faire du journalisme au Sénégal. Je m'y fais voler mon téméphone portable. Je pars faire du journalisme au Burkina Faso, je m'y fais voler mon téméphone portable. Je pars faire du journalisme à Madagascar, et devinez quoi ????? Eh oui, je m'y fais voler mon téméphone portable.

 

            Mais bon, y'a un truc qu'on ne peut pas nier, c'est que les voleurs y mettent de la variété, c'est toujours une anecdote différente. Cette fois, ce fut un malheureux, très malheureux concours de circonstance. En effet, je n'avais pas prévu de faire le marché lundi soir, mais à la dernière minute, voilà que je décide de faire le marché. Ensuite, j'ai toujours mon téléphone à l'intérieur de mon sac, et non dans les poches latérales. Cette fois, très exceptionnellement, il était dans une poche latérale. Je me rappelle même avoir pensé "c'est pas prudent, il faut que je le change de place", et puis que nenni, je n'en ai rien fait, je ne sais pas pourquoi, je suppose que mon bus est arrivé pile à ce moment-là. Enfin, normalement, je porte mon sac avec la poche latérale contre moi. Cette fois, je ne sais pourquoi, le voilà qui était dans le mauvais sens.

 

              Bref, je suis donc au marché, et là, un gamin, de 7-8 ans au plus, se colle à moi pour me vendre un sachet. Il faut dire que les commerçants du marché donnent des POCHES plastiques minuscules et d'une fragilité extrême. Des gamins parcourent donc le marché pour en vendre des plus grands et plus résistants. Là, je n'avais encore rien acheté, je refuse donc de prendre un sachet. Et je ne comprends pas pourquoi le gosse reste tout collé contre moi, alors que je lui ai dit 4 fois non. Je ne comprends que lorsqu'il se volatilise soudainement, et que je m'aperçois que mon sac est à l'envers, que ma poche latérale est ouverte, et que le téléphone n'est plus là.

 

              Heureusement que c'était un portable tout pourri, et que grâve à l'efficacité de mon opérateur, j'ai récupéré dès le lendemain matin une nouvelle puce portant mon numéro (heureusement, il était sur mes cartes de visite pro distribuées un peu partout) et mon crédit (peu important il faut dire).

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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 15:50

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        Les fantômes, vous y croyez vous ?

      

        Moi non à vrai dire.

 

         Non, je demande, parce qu'il paraît qu'il y en a un à la rédaction. Même qu'il porte un pardessus. La femme de ménage l'a vu vendredi, quand elle était seule le matin, mais elle lui a pas parlé : elle s'est enfuie. Quand elle a raconté ça, personne n'a été surpris. Il paraît que le fantôme a des antécédents dans le bâtiment, ça fait longtemps qu'il y habite. Peu de gens l'ont vu (personne avait parlé d'un pardessus jusque là, mais peut qu'il a toute une garde-robe, ce fantôme), mais presque tout le monde l'a déjà entendu.

 

         Moi, je l'ai dit j'y crois pas. Pourtant, là, seule à la rédaction, j'avoue que je suis pas rassurée d'entendre le plancher qui craque, des grincements, ou comme des bruits de pas. Pas encore pu me mettre à bosser, ni osé aller aux toilettes. Me contente de surfer sur le net en me répétant "les fantômes, ça n'existe pas, les fantômes, ça n'existe pas". Il faut dire aussi que je viens de commencer "Le fantôme de l'Opéra", de Gaston Leroux, une lecture qui tombe fort à propos, et qui n'est pas pour me rassurer...

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Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 14:10

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        Article totalement mensonger qui parle des trucs pas banals justement (comme dirait Jenny) que l'ont peut croiser au hasard des rues tananariviennes dans un contexte pourtant normal.

 

         Ainsi, j'ai pu croiser, en, bas de chez moi, un homme très sérieux, de type "Men in black" (costard-cravatte noir, lunettes noires), un sifflet à la bouche, en train de faire la circulation.

 

          Mieux, une autre fois, alors que je déambulais à la frontière entre le quartier des ministères et un quartier populaire, voilà que je croise un homme seul qui marchait pieds nu, en portant sur sa tête ... un cercueil !!!!!! (que j'espère vide et que je pense l'être, vu la facilité qu'il avait à le porter seul).

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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 15:22

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        Qui sait, peut-être qu'un jour on me demandera : dis maman, c'est quoi un coup d'Etat ? Et à ça, que répondre ? De par mon expérience personnelle, c'est rien de spécial. Des évèneùents obscurs qui se passent calmement dans des lieux ciblés, pas de quoi fouetter un chat avec un câble électrique.

           Enfin, là c'est peut-être qu'il est raté aussi. Les généraux se sont rendus, l'enquête suit son cours pour savoir qui est impliqué, comment, qui a financé, tout ce genre de choses. Et nous, pauvres mortels, continuons à vaquer à notre traintrain. Pour le contact que j'ai avec le gouvernement, je vois que tout continue, des accords ministériels continuent d'être entérinés, les évènements officiels prévus ont lieu. Sauf les municipales du 20 décembre, qui sont reportées, ce qui, d'un point de vue purement égoïste, m'arrange énormément, vu que ma famille doit se trouver à Madagascar à ce moment-là, je préfère de loin une perspective de calme.

 

           Le truc qui ne change pas, c'est la présence des militaires. Où qu'on aille, on trouve à tout coin de rue deux militairess armés, sans compter les camions qui circumlent partout avec à leur bord une vingtaine de soldats. Quoi qu'il en soit, c'est le quotidien qui reprend ses droits.

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Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 09:00

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       L'alerte n'aura pas duré longtemps. Ce matin, tout était exactement comme d'habitude : les commerces, les bus, les "Madame la vanille ?" qui accostent sur la place principale...).

       Tout et tout le monde se veut rassurant.

        Le sgens font quand même des provisions au cas où : rien n'a changé, mais...

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Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 15:08

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            Oui, oui, désolée, je me fais absente ces derniers temps. Donc retour direct dans le vif du sujet, et oui, un coup d'Etat.  Ce sont des choses qui arrivent.

Ici, les gens disent "merde, il y a encore coup d'Etat" comme on dirait "merde, il pleut".

 

            En fait, c'est vraiment bizarre. Aujourd'hui était le jour du referendum constitutionnel. En gros les gens devaient choisir entre donner l'aval au régime taillé sur mesure par et pour Rajoelina, ou pas. La plupart de l'opposition prônait l'abstention. Ce matin, tout était calme. Trop calme, pire qu'un dimanche. Pas les bruits habituels des passages dans le rue devant chez moi, boutiques fermées, rues désertes, sauf quelques petits vendeurs à la sauvette qui étaient encore là.

 

          On en rigolait avec un collègue. "Tiens, me dit-il, si c'est moi qui fait l'édito aujourd'hui, je titre calme plat". Je lui dis d'attendre, la journée n'est pas finie.

         Effectivement, moins d'une heure après, alors que nous sommes au boulot, une consoeur appelle, et nous dit que les quartiers militaires s'embrasent. Evidemment, j'ai pas le droit d'y aller (on reproche beaucoup à Rajoelina d'être le joujou de la France, donc les Français ne sont pas aimés de ses opposants).

On en est donc réduits à attendre au bureau, sans rien savoir. la télé et la radio restent encore muettes.

 

            Et puis le communiqué du nouveau "directoire militaire tombe". Ils veulent "prendre les choses en main pour une sortie de crise consensuelle".

 

            Voilà pour l'instant, je ne peux rester plus, je préfère être rentrée avant la nuit,; pour des raisons qui me paraissent évidentes.

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Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 15:13

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         Dossier de visa enfin rendu, j'attends la suite. Maos il y a une chose que j'ai oublié de raconter.             
        C'était l'autre jour, lorsque je me rendais au ministère de l'Intérieur, toujours pour cette histoire. Il y avait là deux familles de Comoriens, qui avaient l'air d'attendre là depuis un moment. Je m'assois donc et attends.

         Sur ce, débarque un Français (un vaza, comme sont appelés les étrangers au teint clair et à l'air riches, des Français aux Chinois). Il demande à un Comorien : "C'est ici pour les visas ?" "Oui, c'est pour ça qu'on attend tous". Niune ni deux, le type se dirige alors vers le guichet, et pose de force son dossier entre les mains de la nana (qui d'ailleurs ne dit rien). Les Comoriens sont choqués, mais n'osent rien dire. Pendant que son dossier est traité, le mec se tourne vers moi : "vous êtes là aussi pour le visa ?" "Oui, mais moi j'attends mon tour". Sur le coup, il a quand même eu l'air gênée et je suis bien montée dans l'estime des Comoriens, mais il m'a fichue dans une sacrée rogne. Car ensuite, difficile de réfuter en bloc les paroles parfois racistes qu'on entend, il y en a qui s'y prêtent tant !

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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 13:06

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         La revoilà qui pointe son nez, la fameuse crise malgache dont tout le monde me parlait tant. Je trouvais jusque là le pays bien calme, par rapport à tout ce qu'on m'avait raconté, mais ce n'était visiblement qu'une trêve.Pour l'instant, rien de vraiment concret, on sent juste, dans la rue, que l'atmosphère s'est tendue, à d'nfimes détails, très difficiles à faire passer à l'écrit.

         La cause de cette tension : le référendum constitutionnel qui approche, et qui propose aux Malgaches de ratifier le cadre légal à une société bannissant Ravalomanana. L'éviction de l'ancien président semble d'ailleurs être le seul but de cette constitution, dont chaque article ou presque énonce des critères auxquels il ne répond pas. Et, bien sûr, l'âge légal d'accession à la présidence a été rabaissé, l'actuel "président de la transition" étant un tout jeune loup (mais effrayant quand même).

         La campagne est lancée. Mais publiquement, elle n'encourage qu'un seul résultat, le OUI. Si les partisans du nom tiennent quelques réunions par-ci, par-là, ils sont complètement évincés de la vie publique, et même médiatique. Chez nous (à mon journal, je veux dire), nous avions deux journalistes d'opinions contraires, pour garantir la couverture de toutes les tendances. Mais le Chf de l'Etat a exercé un puissant chantage auprès du PDG. En gros, c'était se débarasser du journaliste gênant, ou le journal tout entier aurait de tels ennuis que sa fermeture à court terme deviendrait inévitable. Donc exit notre ami Fano, à ma grande colère, car jusque là, je n'avais jamais vu céder aussi ouvertement aux pressions, et notre hiérarchie nous encourageait plutôt à foncer sur les infos gênantes, dans la mesure où elles étaient vérifiées. Mais dorénavant, il nous a été recommandé en réunion d'y aller mollo sur les scoops embarrassants pour le gouvernement, si nous ne voulions pas subir le sort de Fano. Premier visé, le caricaturiste. Triste jour pour le journalisme.

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Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 19:42

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