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           C'est vraiment dommage que je n'ai pas de photo pour illustrer ce post, car ça vaudrait vraiment le coup. Peut-être qu'un jour, quand j'aurai le cran de me balader avec un appareil photo, et quand j'aurai la connexion de mon ordi pour vous envoyer ça, quand, quand, quand...

           En attendant, je voulais vous parler de quelques panneaux et enseignes, qu'on peut voir en circulant en ville.

           Le premier, c'est le :

LYCEE PRIVE BARACK OBAMA

 
Et oui, déjà...

          En second lieu, j'ai visité un appart situé en face du :

 

BAR RESTAU LA GASTRO



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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 12:49

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         Quel que soit le nom qu'on lui donne, en voyage, il occupe une grande partie des préoccupations. Surtout lorsqu'on veut s'installer un peu durablement, et qu'il faut donc un investissement de départ assez conséquent (caution, mobilier...). Et surtout quand, comme moi, on est parti avec une Mastercard dans un pays où aucun distributeur n'accepte ce type de carte. Et là, c'est le drame !

         Bien sûr, évidemment, que l'on se rassure, déjà que je suis SDF, je ne suis pas en plus plongée dans la mendicité, la prostitution et que sais-je encore ! Des solutions existent.
         D'abord, Western Union, un procédé un peu cher, mais brillament efficace pour recevoir instantanément n'importe où l'argent envoyé par n'importe qui depuis quelque point du globe. La méthode est archi-simple d'utilisation, et moyennant une commission de 10 à 30 euros suivant la somme envoyée, elle peut sauver en moins de deux de solides galères.
         Il y a également le SOS-Thibault : faire des virements au camarade de promotion détenteur de visa que le hasard a projeté dans la même ville est une option hautement rassurante.

          La question n'est donc pas tant comment se procurer de l'argent, mais d'évaluer les besoins. Combien pour vivre sans trop se priver, histoire de tout de même bien profier d'un séjour à l'étranger ? Quels meubles sont qualifiés d'indispensables pour un séjour de moyenne durée, et combien coûtent-ils ici ? Quels appareils/engins ne sont pas forcément utiles en France, mais souhaitables ici ?
           Cette évaluation est indispensable pour, d'un côté, ne pas détenir trop d'argent sur soi et rendre moins dramatique l'éventuel cambriolage et, d'un autre côté, avoir assez pour ne pas déranger toutes les 5 minutes les bailleurs, alias, dans mon cas, les parents, puisque l'inutilité de ma mastercard me remène dans une position de dépendance totale.

            Donc voilà, ceci faisait office à la fois de note à moi-même et de conseil aux futurs voyageurs : faites gaffe aux modalités de retrait du pays où vous allez !!!!!!!!
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 11:10

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          Avant de venir ici, j'avais tenté de me documenter un peu sur le Burkina, et avait découvert qu'il n'y pas vraiment de langue véhiculaire unifiant tout le pays : chaque ethnie a la sienne propre, et passe par le français pour communiquer avec les autres. Je pensais donc, logiquement, ne pas avoir de nouvelle langue à apprendre.   

         Lamentable et fatale erreur ! C'était mal regarder la carte ethnique du Burkina, car la capitale est quasi-exclusivement peuplée de Mossi. Ce qui signifie qu'à Ouaga, tout le monde utilise, pour la vie de tous les jours, la langue des Mossi, le mooré.

         Et c'est parti pour les secrets du mooré. C'est une langue très chantante contrairement au français : tout se joue sur les accents.

         Un exemple tout bête, pour montrer à quel point l'accentuation est importante et à quel point cela peut être dangereux pour un étranger peu habitué à ce genre de subtilité : le mot "zabré".

Quand on accentue bien le "a" et passe vite sur la dernière syllabe, cela donne "zaabré", c'est-à-dire "bonsoir".

Mais si jamais par le plus grand des hasards, on décide plutôt de passer vite sur le "za" et d'appuyer sur le "bre" en mode "zabré !" en montant la voix, on aura dit : "Bagarre !".

            Ce qui peut être (très légèrement) gênant !

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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 10:54

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        Plus dangereux encore que les errements sans casque à l'arrière d'une moto : les déplacements à pied !
Or, pour l'instant , c'est encore mon mode de transport principal, pour les courts trajets et lorsqu'il est impossible de dénicher un taxi.

       Et c'est là que l'on se rend compte que Ouaga n'est pas, mais alors absolument pas, adaptée à la survie du piéton. Par exemple, sur le court trajet bureau-lieu d'hébergement que j'emprunte tous les jours, je dois traverser les 2*2 voies de l'avenue principale, sans me prendre ni vélo, ni moto, ni voiture. Ensuite, il me reste 4 croisements, un peu moins périlleux, mais tout de même dangereux, à franchir. Et c'est là aussi qu'on comprend pourquoi ici, les gens ont autant besoin d'être croyants. Moi-même, je lâcherais bien une petite prière, à chaque route franchie sans une égratignure !

      Mais ce ne sont pas la les seuls obstacles qui guettent le malheureux piéton. Il y en a d'autres, moins dangereux, certes, mais qui n'en constituent pas moins une épreuve. En effet, toujours sur le même trajet, il me faut longer certains lieux très touristiques : grands restaurants, cafés chicos... Et j'ai beau y passer tous les jours, et refuser tous les jours, les mêmes vendeurs m'accosteront tous les jours pour me dire qu'il "faut venir voir mes statues (peintures-tissus-pagnes-...........), juste pour le plaisir des yeux".
       Sur la fin du trajet, le long du marché, les gens, moins habitués à voir des blancs, et surtout des blanches, et sans doute influencés par une certaine réputation qu'on nous fait, m'ordonnent sur un ton absolument impératif de venir les voir, à coup de "ma chérie, mon coeur, bébé" ou envoient dans le vide de provocants baisers. Je hâte le pas et poursuis ma route.
       Ce n'est que dans les quartiers paisblement habités que l'ambiance se fait plus tranquille. La plupart des gens se contentent d'un chaleureux bonsoir. Hélas, les obstacles précédents ont tellement fatigué la piétonne, que celle-ci ne peut se défendre d'une grande méfiance à l'endroit de quiconque lui adresse la parole. Parfois dommage de passer à côté des vrais gentils à cause des lourds d'avant, mais bon...
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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 15:05

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       Et hop là, nous voilà repartis pour une page culture...

        Ne pas comparer. Ne jamais comparer Burkina et Sénégal, je me l'étais pourtant promis. Mais des fois, c'est vraiment irrépressible. Par exemple lorsqu'on s'intéresse aux noms des principales rues de leur capitale respective. Sur le plateau Dakarois, partait de la place Charles de Gaulle l'avenue Pompidou, que coupait perpendiculairement l'avenue Jules Ferry (oui oui, le chantre de la colonisation, celui-là même), on note aussi l'avenue Faidherbe (général français ayant entrepris la conquête de l'ensemble du Sénégal), qui bordaient quand même quelques place de l'Indépendance et autres boulevard de la République.

       Maintenant, si on prend devant soi la carte de Ouaga, on constate que les rues principales sont l'avenue N'Krumah (artisan de l'indépendance du Ghana), l'avenue de la liberté, l'avenue Yennenga (héroïne légendaire ayant fondé l'ancien empire Mosse), l'avenue Boumédienne (indépendantiste algérien), l'avenue des Arts, le Boulevard de l'Honnêteté, le boulevard de la Jeunesse, la Place de la Révolution... Bref, c'est quand même une autre histoire !!! Une exception toutefois : j'ai repéré sur Googles Maps un boulevard France-Afrique, associé comme ça, ça laisse quand même une impression... bizarre !

         Mais quand même... On sent bien qu'est passé par là un certain Thomas Sankara (qui sera l'objet d'un prochain post culturel !)

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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 11:55

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         Deux ans après que je l'ai quitté, le pays de la Teranga (hospitalité, en wolof) s'est montré une fois de plus à la hauteur de sa réputation.
        Etant en très grosse galère d'appartement (je raconterai ptètre quand ça sera réglé, pour l'instant, pas envie), j'ai fini par faire appel au frère de mon ami du Quotidien Fadel, qui ne me connaissait pas plus que je le connaissais. Mais ni une ni deux, me voilà aussitôt hébergée, ma lèvre que le soleil, la sècheresse et la poussière avaient blessée jusqu'au sang soignée au beurre de karité, la musique de Misaal résonne autour de moi (un groupe musicalement génial, mais un peu trop chargé de souvenirs), et c'est parti pour la découverte des bons coins de Ouaga : piscine, restaus... 
        Et évidemment, en fin de samedi soir, boîte où entre deux danses, retrouvant mes bonnes vieilles habitudes, je m'enquille paisiblement tandis que mes compagnons (musulmans !) suivent au Fanta.

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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 14:40

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             Je vous ai déjà parlé du 8 mars, de ce qu'il représente pour les femmes burkinabè. Elles sont prêtes à se battre pour leurs droits, et évidemment je ne peux qu'être de tout coeur avec elles. L'embêtant, c'est que j'irais même plus loin qu'elles si cela ne tenait qu'à moi.
             C'est pourquoi, quand mon boss a évoqué l'idée que je fasse un article sur les femmes, j'ai dabord été embêtée, et passé deux jours à réfléchir aux différentes façons de ménager la chèvre et le chou en ayant une prose finalement assez neutre.

             Quand tout à coup, mes yeux se portent sur un calendrier, qui sert de support à la campagne d'une ONG sur le thème : "Halte au sida". Curieuse, je me penche sur ce bout de carton, et quelle n'est pas ma stupeur de voir une planche de BD avec des filles souriantes qui disent toutes : "Pour ne pas contracter le sida, nous choisissons l'abstinence avant le mariage".
              Voilà qui en est trop. Jetant bas mes bonnes résolutions de mesure, je laisse mes doigts taper en toute liberté sur le clavier. Je suis emplie d'une colère, que je ressens comme une colère "juste", sachant pourtant les précautions qui doivent entourer ce mot après les désastres des guerres tout aussi justes.
Mais cette colère lâchée me donne une pêche d'enfer et me rebooste, paradoxalement, cela remet sur mon visage un grand sourire, et je rentre le pas léger, arrivant même à sourire et à refuser poliment l'offre du énième taximan que je n'ai jamais appelé, mais qui s'arrête tout de même à ma hauteur pour me demander "Eh, le blanc (oui, oui, LE), on va où ?"
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 21:43

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         Il y a des moments, losqu'on est à Ouaga, où on est parfaitement conscient que ce qu'on devrait penser, c'est "Mon dieu, mais qu'est-ce que je fous là, c'est complètement fou, je vais crever !". Et en fait, on ne peut s'empêcher de se dire plutôt "c'est merveilleux, je suis en train de vivres des choses extraordinaires !".

        Deux exemples :
                 - se trouver dehors au centre ville la nuit, absolument seul, dans le calme absolu d'une capitale endormie (ça paraît peinard, mais le taux d'agressions nocturnes laisse quand même moins rêveur !)
                 - silloner la capitale sans casque, à l'arrière d'une mobylette, à l'heure de pointe, lorsqu'une coupure d'électricité la plonge dans le noir.
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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /Mars /2010 12:03

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         A Ouaga, il commence à faire chaud. Vraiment très très chaud. Et la période chaude ne fait que commencer. En journée, c'est supportable. Mais la nuit, lorsque le mercure refuse de descendre sous la barre des 35°C, dur dur de trouver le sommeil. Le ventilateur a beau brasser l'air chaud, il ne m'est pas d'un grand secours, et puis je ne le supporte pas en continu. Du coup, il m'arrive de me lever pour boire jusqu'à un demi-litre d'eau d'une traite.
          Je ne sais pas au juste combien d'eau je consomme au total sur la journée, c'est variable, entre 2,5 et 4 litres selon les jours. Or, comme chacun sait, l'eau est rare est précieuse en Afrique. Celle qui coule des robinets ouagalais ne pose pas de trop gros problèmes sanitaires (on peut par exemple l'utiliser sans risque pour se laver les dents), mais même les Burkinabè qui peuvent faire autrement évitent de la boire, et achètent leur eau de consommation. Ce qui revient cher, très cher. J'ai calculé qu'acheter de l'eau en bouteille me reviendrait à plus de 50 euros par mois, soit le même prix que la location d'un studio ici.
Mais il y a une solution meileur marché : les sachets. Les Ouagalais achètent leur eau dans de petits sacs plastiques fermés d'une contenance de 50 cl. Un sachet coûte 50 francs CFA (8 centimes d'euros), contre 500 Francs (80 centimes d'€) la bouteille d'1,5 litres. Avec les dents, ils en arrachent un des coins, et tètent à même le plastique, jusqu'à finir d'une traite leur demi-litre. ils balancent ensuite le sachet par terre, s'ils se trouvent à l'extérieur (s'ils sont à l'intérieur, alors le sachet vide sera destinée à la poubelle, vidée en fin de journée dans le premier fossé venu).

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          Pour moi, les sachets posent problème. D'un aspect pratique, d'abord, puisqu'à part la nuit, je suis incapable de boire d'un coup un tel volume, et qu'on ne peut pas refermer les sachets (de plus, avec mes canines de lait, je galère toujours à déchirer le coin !!!). D'un aspect écolo, ensuite, puisque tandis que je sais que les bouteilles sont ici largement réutilisables pour plein de choses, le plastique des sachets m'apparaît comme un réel gaspillage.
           Pour l'instant, je navigue d'une solution à l'autre, m'offrant une bouteille de temps en temps, et achetant le reste du temps des sachets que j'ouvre aux ciseaux et dont je verse le contenu dans mes bouteilles vides.

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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 12:44

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      Certes, il faut que je quitte l'hôtel au plus vite, et je vous ai déjà parlé de ses inconvénients. Mais je dois dire qu'il a aussi des avantages : les rencontres qu'on y fait.
      Au cours de la semaine passée, j'ai ainsi partagé mes repas avec pas mal de Français qui revenaient d'excursions un peu partout dans le pays, et qui ne manquaient pas de partager tuyaux et bon plans, avec un Anglais bossant au Ghana dans l'amélioration des politiques d'éducation, avec des groupes de volontaires d'ONG qui transformaient le jardin en QG pour déterminer ce qu'ils pourraient donner à tel ou tel projet...
        Et surtout, ce weekend, nous étions un petit groupe coincés à Ouaga : outre ma personne, retenue par mes recherches d'appart (et ma flemme), il y avait Tessa, jeune Belge qui travaille dans un village du nord du Burkina depuis 3 mois, venue à la capitale pour renouveler son visa, et qui devait donc attendre la réouverture des bureaux, Jean-Philippe le Québécois, qui se posait quelques jours avant poursuivre un périble transafricain vers le Niger, et enfin Sean l'Américain, qui devait aussi se rendre au Niger (où il bosse), mais qui attendait l'ouverture de l'ambassade pour avoir son visa. Nous avons passé pas mal de soirée à droite à gauche, avec des amis expats de Tessa : un Hollandais, un Suédois, une autre Belge...
         Plutôt enrichissant !
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 12:33

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         Attention, ici, on ne plaisante pas avec la célébration de la femme. Ce lundi 8 mars, ou journée internationale de la femme d'après l'ONU, est férié au Burkina Faso. Et pour moi, un weekend de 3 jours, c'est toujours appréciable, surtout lorsqu'il y a plein de choses à régler pour s'installer en toute tranquillité dans son nouveau chez-soi (même si le chez-soi en question n'a pas encore d'électricité, le service d'installation des compteurs bénéficiant aussi du jour férié).

          Mais Ouaga, pour fêter les femmes, utilise aussi son point fort pour célébrer la femme. Et son point fort, c'est le cinéma : cette ville est la capitale du cinéma africain. Tous les 2 ans (bien sûr PAS cette année, j'ai une chance folle moi...), s'y tient en février/mars  le Fespacco, grand festival du cinéma africain, célèbre dans tout le continent et même au-delà.
          La nouveauté, c'est qu'à partir de cette année, comme cela coïncide avec la journée de la femme, l'organisation du Fespacco a décidé d'instaurer, l'année sans-festival, un festival du cinéma féminin, qui présente exclusivement des films réalisés par des femmes.
           Je me suis donc rendue vendredi soir dans une immense salle de cinéma (car prévue pour le Fespacco), dans laquelle nous étions moins d'une dizaine, pour voir un film camerounais, Paris à tout prix. L'histoire d'une jeune fille de Yaoudé, qui, comme le titre l'indique, rêve d'aller à Paris. Evidemment, elle se fera arnaquer, voler, mais finira par atteindre son but après un bref passage sur les trottoirs camerounais. Mais en France non plus, la vie n'est pas si rose : exploitée par sa famille, soumise à la lubricité de certains blaireaux franchouillards... enfin, voilà quoi. Le film était vraiment sympa, une fois qu'on s'est fait la qualité des images (sans doute filmées d'une caméra amateur) et au jeu des acteurs dont le français n'est pas la langue d'expression naturelle.
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 11:28

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          Une rubrique qui j'espère se complètera très vite...

         Voici une feuille qui a été placardée dans l'escalier qui mène à la rédaction :
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(Le mot qu'on ne peut pas lire, sous le scotch, au milieu en haut, est : "Formation".


         Autre trouvaille, parmi les annonces légales et autres publiées dans les quotidiens :

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Renseignements pris, le "certificat de vie" demandé ici doit être établi très régulièrement pour les retraités, auprès d'un notaire : pas question que la famille d'une retraité mort profite des pensions en trompant la sécu burkinabè !
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 13:24

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           Je sais que ça m'est beaucoup demandé, mais il m'est hélas très difficile de vous satisfaire du point de vue photo : j'ai beau m'efforcer d'agir avec l'assurance de quelqu'un qui vit ici, je me fais encore un peu aborder, et je n'ai encore pas réussi à payer un taxi au prix que les Burkinabè payent normalement. Alors se balader avec un appareil photo, ça ruinerait tous mes efforts en me ramenant au niveau "touriste de base". Voilà pour expliquer l'absence de clichés jusque là, et le peu qu'il va y avoir de toutes façons.

            On commence par un cliché de "margouillans", ces charmants lézards qui pullulent absolument partout (m'en fiche, je préfère de très loin ça aux cafards dont je n'ai pas encore vu un seul spécimen ici). Le Lézard qu'on voit sur ce cliché fait partie des plus nombreux, qui sortent dès la nuit tombée. Ceux de la journée sont beaucoup plus beaux, très colorés, malheureusement, ils sont aussi très craintifs, et je n'ai pas encore pu les photographier.

100 0001

Nous voilà maintenant arrivés à mon bureau :

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    La vue que j'ai depuis ma fenêtre est la suivante :

100 0007
       Voilà, vraiment désolée d'en mettre si peu, mais c'est une question de survie pour l'instant !
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 12:08

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               Chaque matin, au boulot, la première tâche est de dépouiller les journaux du jour et de se faire une revue de presse. Pour moi, cela présente non seulement l'avantage de savoir ce que font nos concurrents, mais aussi de m'instruire : essayer de démêler l'imbroglio des 168 partis politiques du Burkina, se familiariser avec certains noms propres, avoir une idée de la situation économique, prende le pouls social, mais aussi... découvrir la culture burkinabè, aux travers d'articles en apparence insignifiants. Ainsi, après m'être attardée sur les pages politiques du Pays, un quotidien, je m'attarde sur un article d'hommage à un certain Rné Songa Sissao, déccédé dimanche. J'ai pas bien compris qui il était exactement, l'article évoque un "membre éminent de la famille de la presse brukinabè", sans plus de précision.

             Mais plus que le sujet, c'est son contenu qui me laisse sans voix : il relate l'enterrement. extraits : "Danses, cris de joie ont ponctué ce retour (du corps au village natal, ndlm => note de la Mona), car comme l'a dit un parent venu à l'enterrement : "Il a soixante quinze ans, sept enfants et quatorze petits-enfants. Ce n'est pas un décès, c'est un départ. ce n'est pas un deuil, c'est une liesse."  (...) Après quelques minutes de négociations (pour régler les dettes du défunt, ndlm), le tout dans la bonne humeur et les taquineries, tout est rentré dans l'ordre et le dernier adieu a pu être dit à René Nongma Sissao."

        Voilà, sans commentaire, à chacun sa culture et sa réaction face à la vie et ses évènements. Mais ça méritait d'être signalé.
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 22:19

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            Là, je sais. Je sais pourquoi je ne veux pas m'éterniser à l'hôtel. Dans la chambre à côté, une française d'approximativement 45 ans (puisque d'après ses propres dires elle n'est pas ménopausée) est en train d'expliquer par le menu l'art des préliminaires à son jeune compagnon black avec qui elle a l'intention de se marier.
           Comment je sais qu'elle n'est pas ménopausée ? Ben les parois sont fines, et le "non, attends, je porte un tampon là, j'ai mes règles, attends, je l'enlève, tiens, tu vois, c'est comme ça" laisse peu de place à l'imagination, hélas.
           J'ai eu également droit à un exposé assez complet sur l'état de sa pilosité (rasée aujourd'hui pour la première fois depuis 8 mois), et à pas mal de blagues de cul et autres considérations techniques... Bien envie de hurler au malheureux jeune homme tombant dans ce piège hurlant de la baiser s'il faut, mais surtout... de la faire taire !!! y'en a qui travaillent demain, merde !!!!
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 02:49

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