Recommander

Quelques images...

  • ---l-int--rieur.JPG
  • la table des stagiaires
  • amadou.JPG
  • chef-d-oeuvre.JPG
  • Bachir et Paul
  • Hamath

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Catégories

             Deuxième ville de Madagascar, située au bord de l'Océan Indien. Principal port du pays, assurant notamment l'approvisionnement de la capitale. Site industriel hébergeant notamment le projet Ambatovy, chargé du traitement des produits miniers (fer, cobalt, nickel...).

            Ne nous leurrons pas, Tamatave a bien la laideur d'une ville industrielle que le charme d'une station balnéaire. Et ce d'autant plus qu'elle est assez régulièrement ravagée par les cyclones, qui non seulement font des dégâts, mais en plus décourage les meilleures volontés du monde à reconstruire quelque chose de bien. Résultat, un hideux hôtel de ville tout délabré en plein milieu de l'avenue principale, des gros camions partout, d'immenses entrepôts jusqu'aux portes du centre-ville, des murs grisâtres...

 

          Mais de la vie : contrairement à la capitale, Tamatave ne se couche pas avec le soleil, il y a encore, sur le bord de mer, un semblant d'animation.

         Et puis, il y a l'Océan... Mais on peut pas trop s'y baigner : il n'y a pas de barrière de corail pour repousser les requins qui passent dans le coin, attirés par l'odeur des abattoirs de la ville. Et pour les fous qui tentent quand même l'expérience (qui ça ? moi ?), un avertissement : le courant peut changer très très TRES vite ! J'ai bien cru ne pas pouvoir revenir jusqu'à la plage, ça aurait été la fin de ce blog, snif !

         Pour ceux qui ne sont pas sucidaires, il y a, à 70 kilomètres de mauvaise route de Tamatave, un lieux paradisaique, appelé Foulpointe. là, il y a une barrière de corail, donc pas de problème pour faire un plouf ou une ballade en pirogue. Un poisson grillé devant vous et des beignets de crevettes vous attendront sur la plage, enjoy !

Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 10:27

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

        En voilà un titre qu'il est prometteur !

 

        C'est une longue histoire. Lundi dernier, je rencontre pour la première fois mon patron, jusque là en vacances. Il me propose de me joindre à sa famille pour une semaine à Tamatave, sur la côte ouest du pays, au bord de l'Océan Indien. Eux seront en vacances, et moi j'aurai à la fois un aspect détente et le devoir de chercher des sujets de reportages. Vous pensez bien que l'idée m'emballe !


        Mais, car il y a un mais, je me rends compte que si je pars (le départ est prévu pour le lendemain), le voyage se poursuivra au-delà de la date d'expiration de mon visa (qui était d'un mois, à faire transformer en longue durée). Un compte à rebours s'enclenche donc : j'ai devant moi une quinzaine d'heures pour faire prolonger ce fameux sésame à mes "vacances" improvisées.

 

       Direction le quartier Anosy, où se trouvent bon nombre de ministères. un véritable dédale dans lequel je mets un moment à trouver celui qui m'intéresse, celui de l'Intérieur. Il est à peine 14h. Hélas, trois fois hélas, le bureau des visas n'est ouvert au public que le matin. Qu'importe, je pousse quand même la porte interdite, supplie les quelques fonctionnaires amorphes que j'y trouve, et finit par les persuader de me donner le dossier à compléter. Catastrophe : il est bien trop compliqué pour être au point dans le court laps de temps dont je dispose : il faut une attestation du chef traditionnel du quartier dans lequel je vis, des photocopies certifiées en mairie...

        Je me résigne, et décline l'invitation au départ. Quelques minutes plus tard (alors que j'étais déjà, dépitée, dans le bus du retour), je reçois un appel. Un inconnu, informé de ma situation, m'indique avoir un ami haut placé qui, moyennant finances évidemment, pourra m'obtenir, non le grand visa effectivement trop compliqué, mais un prolongement du mien à 3 mois, ce qui n'est vraiment pas mal ! Immédiatement, je m'extirpe du bus et reviens sur mes pas, galère presque une heure dans les couloirs du ministère pour dénicher la personne en question.

 

        Tout ne peut pas être terminé le jour même, car des droits de visas (légaux cette fois) sont nécessaire, or les employés de la direction fiscale sont déjà partis, et il me manque des photos d'identité. Or, ma dernière chance de partir est d'attraper le taxi-brousse de 10h le mardi matin. Doutant d'arriver à tout accomplir d'ici là, je prépare néanmoins mes affaires. Le mardi, à 8h tapantes, je suis chez le photographe, dans le centre-ville. A 8h30, mes précieuses photos dans mon sac, je suis à la direction fiscal. Personne jusqu'à 8h45 (les bureaux ouvrent pourtant à 8h, enfin, normalement), mais quand la nana arrive, ça va finalement assez vite. Retour dans le bureau du "fonctionnaire haut-placé" complaisant, qui finalise le tout à 9h15 : je suis sauvée, je vais pouvoir partir !!!! Il refuse même le "petit cadeau" prévu, mais me prie de "passer le voir de temps en temps dans son bureau"... Bien. Félicitons-nous d'être une jeune fille et laissons-le avec ses illusions !

Voir les 0 commentaires
Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 11:49

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

          Ca y est, normalement, c'est fait, j'ai une maison, une maisonnette même plus exactement ! Comme elle est vide et qu'il y a encore quelques arrnagements à faire (serrures, ampoules...), je n'ai pas encore pu aménager. Il me fallait commencer par de grosses dépenses : monter le ménage. Certes, l'expérience de vie africaine m'a appris à limiter mes besoins, mais on ne peut pas se priver de tout, et puis l'accessoire paraît tellement moins cher, comparé à l'Europe, qu'on a tendance à en acheter un peu plus que prévu...

         Bref, donc, grosses courses hier, avec deux amis du boulot qui m'ont gentiment accompagnée, et m'ont bien rendu service pour tout bien négocier, et... tout porter !

 

           Pour faire les marchés tananariviens, tout d'abord, une nécessité absolue : savoir maîtriser sa table de 5. Cela sera indispensable pour associer le prix, qui se négocie en Francs malgaches, l'ancienne monnaie, et la monnaie de paiement, les ariarys. J'ai par contre fini par renoncer à recourir à la table des 2 800, qui permettrait de convertir le tout en euros, et par me contenter d'approximations plus ou moins justes.

           Après de longues minutes d'âpres négociations sur chaque article, et alors que nous sommes sur le point de nous mettre d'accord avec la commerçante, une rumeur se propage le long des rues : la police des marchés est là. En un clin d'œil, des gosses surgissent de partout, et aident les vendeurs à replier à toute allure les marchandises étalées sur les trottoirs. L'opération n'a pas durée une minute, la chaussée et déserte, et on remarque seulement des dizaines de gens qui déambulent, l'air indifférent, en portant de gros paquets. Notre vendeuse quant à elle n'a pas perdu le nord, et pendant que son amie plie à toute vitesse leur « stand », elle prend le temps de conclure notre affaire, avant de disparaître à son tour.

Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 08:24

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

           Ce fut dur au début, mais je finis par m'habituer, non seulement à m'entendre appeler "Mademoiselle Nelly", mais aussi à appeler les gens, surtout les chefs ou les plus vieux par Monsieur, Madame ou Mademoiselle + leur prénom... Peut-être est-ce parce qu'ils ont des noms à rallonge pleins de "o" et de "a" que même les formules de politesse se retrouvent réduites aux prénoms ?

             Ce n'est qu'une hypothèse bien sûr....

Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 août 2010 3 04 /08 /Août /2010 20:25

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

            Eh oui, les bonnes choses ne changent pas : nouveau pays, nouveau décor, mais quête éternelle : celle de l'improbable logement idéal. Qui pour une fois peut être abordée avec une certaine sérénité cela dit, puisque je suis actuellement hébergée à l'oeil dans une maison tout confort, et que mes logeurs m'ont bien répété que je pouvais rester jusqu'à trouver un appart. Mais bon, qui dit "hébergement" dit quand même "solution provisoire" et "impression de ne pas être chez soi".

            Me voilà donc (une nouvelle fois) à errer comme une âme en peine dans les rues. Non, quand même pas, des tas de gens du boulot m'ayant proposé leur aide. J'ai ainsi visité des chambres chez l'habitant à plus d'une heure de bus du bureau et 1h30 du centre ville () et de luxueuses villas hors de prix dans les quartiers chics (). C'est toujours un peu dur de faire admettre aux gens que je cherche quelque chose que des piges locales pourraient financer, et pas un palace 3 chambres- lave-linge-grand-salon-grand-jardin-vue sur la ville. Ah bon ? Un studio ? ça te suffit ? Tu es sûre ? Tout comme d'ailleurs l'étonnement qui prévaut lorsque je parle de "faire les courses" ou "faire la cuisine" : tu fais ça toi-même ? Vraiment ? Et oui, les clichés sur l'Eden européen ont la vie dure...

       Revenons à nos moutons et à mes aventures immobilières, donr je vois peut-être le bout : j'ai visité hier une petite maisonnette fort sympathique, dans un quartier tout aussi sympa. Ancien atelier d'artiste, la bâtisse est minuscule et dépourvue de confort moderne (comme l'eau chaude notamment), mais ma foi, elle me plaît beaucoup, en grande partie parce qu'elle me permet une totale indépendance.

       Deux autres visites sont prévues cet après-midi, mais j'ai un penchant pour cette maison quand même. A voir...

Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 août 2010 3 04 /08 /Août /2010 07:37

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

             Que le karaoké tient ici une place importante, il suffit de sillonner les rues de Tana pour s'en persuader. L'étape suivante est évidemment de pousser la porte de ces établissements.

               Il y en a pour tous les goûts, des plus intimistes aux plus clinquants, des plus glauques aux plus snobs, dans les quartiers « chic » et dans les banlieues. Mais le principe est toujours le même : célébrer ou massacrer (c'est selon) les tubes malgaches et internationaux. Car dans les karaokés, pas de gêne, pas de pudeur, vrais talents ou casseroles, tout le monde s'y colle, le principe est avant tout de pousser la chansonnette dans la bonne humeur. Et la recette semble remporter un franc succès, puisque malgré la crise, il est difficile de trouver une table encore libre un vendredi soir : en couple ou entre amis, les Tananariviens sont bien présents.

 

                  En ce qui me concerne, après avoir perdu toute timidité à l'écoute d'une interprétation de "Zombie" qui auraient fait se retourner les Cramberries dans leur tombe si elles avaient été mortes (heureusement pour elles, elles ne le sont pas, elles n'ont donc pas entendu), j'ai fait honneur à ma réputation de pire chanteuse du monde avec Imagine, Les yeux revolver et Let it be....

 

                 Que c'est bien, quand même, ces réunions de boulot qui commencent à 19h sur des sujets cruciaux (tels la cafetière ou la nécessité pour ces messieurs de viser la cuvette lorsqu'ils vont aux toilettes) et se terminent dans un bar karaoké à 5h du mat, après une descente honorable de bouteilles de bière !

 

100 1063

Voir les 0 commentaires
Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /Juil /2010 15:46

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

          Alors, pour faire bref : il fait froiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiid !!!!!! Plutôt très froid même. Même si les températures ne sont pas extraodinairement basses (il fait entre 10 et 18° selon les heures), il faut tenir compte du fait que les bâtiments ne sont pas chauffés et sont extrêmement mal isolés. Résultat, au bureau surtout, voilà que je grelotte toute la journée.

         Dehors, en général, ça va mieux que dedans, mais la température est beaucoup plus traître : en effet, si au boulot la température est uniforme (on se pèle tout le temps), dehors, il fait très chaud 5 minutes, puis le temps se couvre et il fait froid 10 minutes, puis de nouveau chaud pour le quart d'heure suivant, et ainsi de suite... Un vrai coup à être malade tout ça.

          Et il paraît que la deuxième quinzaine d'août, cette charmante situation s'enjolivera d'un crachin perpétuel... Mmmh, j'ai tellement hâte !

Voir les 0 commentaires
Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /Juil /2010 12:48

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

           Déjeuner avec Alain, un collègue de boulot. Dialogue : 

- "Au fait, si tu n'as rien de prévu samedi, je fête mes 28 ans samedi, ça te dit de venir ?

- Avec plaisir, c'est à quelle heure ?

- A partir de 15h"

 

             Eh oui. A la fois par souci sécuritaire dans une ville où, je l'ai déjà mentionné il est difficile et dangereux de s'aventurer la nuit (sauf en groupe véhiculé), et en conséquence d'une culture dans laquelle on se couche rarement tard, la fête, à Madagascar, ce n'est pas réservé aux soirées. Au contraire, on se réunit tôt pour être certain qu'à 21h au plus tard, chacun sera chez soi, comme au bon vieux temps de nos goûters d'anniversaire du primaire...

          Mais attention, la comparaison s'arrête là, parce que même en plein après-midi, les fêtes restent des vrais fêtes, avec musique, danse, alcool...

           Cette donnée enregistrée, il me semble moins surprenant que le pot de bienvenue consacrant mon arrivée au boulot ait été pourvu d'une bouteille de whisky dont les collègues se servaient de généreuses rasades... à midi !

Voir les 0 commentaires
Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /Juil /2010 16:11

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

             Ce matin, en dissolvant mon sucre "made in Madagascar" dans mon thé "made in Madagascar" (que j'ai préféré au café "made in Malagascar"), avant de me rendre au journal où je travaille et qui est imprimé sur du papier "made in Madagascar", je me disais que quand même, ce pays ne manque pas de ressources.

            Pour la nourriture, il assure la plus grande partie : riz, maïs, viande... Outre la viande, les élevage permettent aussi une importante production de cuir et de ses dérivés, chaussures notamment.

            Plus les minerais, les hydrocarbures, le bois précieux (ébène et bois de rose)...


            A se demander pourquoi l'économie n'est pas plus florissante. Y aurait-il des élites malintentionnées qui monopolisent les ressources ?

Voir les 0 commentaires
Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 09:29

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

        Ahhhhhhhh les transports en communs ! Ces chers minibus bondés que je n'avais pas repratiqués depuis le Sénégal ! Mais les bonnes habitudes se reprennent vite, et me voilà de nouveau familiarisée avec le véritable jeu de chaises musicales auquel jouent tous les usagers des transports en communs. je m'explique. Lus minibus sont conçus de la façon suivante :

 

                            --| --

                            --| --

                            --| --

                            --| --

 

           Lorsque le bus est bondé (80% du temps), on rabat dans l'allée centrale le "banc" pivotant accroché à la rangée de gauche, ce qui fait que jusqu'à 6 personnes peuvent être comprimées dans une allée.

 

          Dans ce bus, il y a les bonnes places (contre la fenêtre, où on est le moins comprimé et où on n'a jamais à se lever pour laisser entrer/sortir les autres), les mauvaises places (dans l'allée centrale : quasi pas de place, obligation de se lever à chaque arrêt pour laisser monter/descendre les gens) et les places intermédiaires (sur les bancs fixes mais côté allée : on a un peu de place mais on est serré quand même, et on doit se lever pour laisser sortir son voisin du côté fenêtre).

           A chaque arrêt, on assiste donc à un véritable bal : ceux qui étaient déjà dans le bus, mais à une place intermédiaire, se rabattent sur les bonnes places laissées libres par ceux qui sont descendus, et les passagers des mauvaises places prennent donc les places intermédiaires, laissant ainsi les mauvaises à ceux qui arrivent juste dans le bus.

         Quand on a de la chance,  on peut passer directement de la mauvaise à la bonne place, sans passer par le rang intermédiaire : c'est comme une maxi-promotion sociale !

Voir les 0 commentaires
Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 11:18

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

          Depuis mon arrivée, je n'ai pas eu une seule conversation dans laquelle on ne le mentionnait pas, le Tana d'avant. Avant, quand on n'avait pas peur de sortir le soir pour s'amuser au centre ville et puis rentrer à pas d'heure. Avant, quand les commerçants pouvaient tenir seuls leur boutique sans courir le risque d'être cambriolés et pourquoi pas zigouillés au passage. Avant, quand on pouvait se rendre quelque part en autostop, parce que les automobilistes ne s'enfermaient pas dans leur voiture sans répondre à personne.

           Cet âge d'or n'est même pas loin, il date de 18 mois à peine. Mais depuis, la République a basculé, le gouvernement, confié à une Haute Autorité de Transition, s'enlise sans arriver à sortir le pays de la crise politique, et les petits malfrats ont pris l'habitude de l'impunité.

          J'espère pourtant avoir à connaître, dans un avenir le plus proche possible, un retour à cet état de grâce d'avant la crise, car déjà que la ville est belle, qu'est-ce que ça donnerait sans les continuelles inquiétudes sécuritaires !

Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 07:26

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

             On dirait bien que me voilà déjà lancée, avec un semblant de "quotidien" qui s'installe petit à petit. Le matin, je me rend à un premier journal, pour lequel je termine les articles qui seront imprimés l'après-midi (il s'agit d'un quotidien du soir). S'il me reste du temps, la fin de matinée est consacrée à du travail de bureau : analyse de docs...

              Après une pause pour déjeuner (du riz !) avec les plus jeunes de l'équipe rédactionnelle, vient le moment des reportages. Il s'agit alors de maîtriser son itinéraire, et de choisir la bonne ligne de bus parmi les 190 en service à Tana !! (j'ai encore besoin d'aide !!!). Après cela, retour au bureau (dans un état de fatigue certain) pour boucler les articles de mon deuxième journal, qui eux seront mis en ligne le lendemain à la première heure.

 

             Retour à la maison en pleine heure de pointe, et il me reste juste assez d'énergie pour manger un peu et mater un film.

Voir les 1 commentaires
Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 12:30

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

             J'ai eu droit à mes premiers repas malgaches ces derniers jours, et il est temps d'en dégager les premières impressions.

            Premièrement, comme au Sénégal, comme au Burkina, la base de l'alimentation est le riz, ça ne change pas beaucoup (à la différence qu'il s'agit ici de riz complet, et non de brisures de riz).

            Deuxième réflexion : ici, il n'est pas rare d'avoir plusieurs plats dans un même repas : une entrée et un plat de résistance, et parfois même des fruits.

             Troisième remarque : l'influence de l'Asie est très présente : nems et autres beignets, soja...


             Enfin, principale curiosité sans doute, le jus du riz, la boisson qui accompagne les repas : il s'agit de l'eau qu'on met dans la marmite après la cuisson du riz, qui a vu de nombreux grains rabines dans son fond. On fait bouillir cette eau de manière à décoller ces grains de riz rabinés, et... on la boit !

               C'est spécial, pas mauvais mais ça manque d'un petit quelque chose, avec un sachet de thé et du sucre, ça devrait être parfait ! je me promets bien d'essayer !


           Je me dis qu'une explication de la popularité de cette boisson, c'est peut-être que l'eau de Tana est à la limite du potable, et rendre cette boisson incontournable, c'est s'assurer que pas mal de gens l'ont faite bouillir. Mais ce n'est qu'une hypothèse bien sûr.

Voir les 0 commentaires
Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 20:36

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

           Le Franc Cfa est une monnaie coloniale. Son nom le dit clairement : Colonies Françaises d'Afrique. En tant que monnaie coloniale, elle est indexée sur l'euro (taux de change fixe), il est indexé sur l'euro, ce qui prive l'Etat d'une de ses principales fonctions réglaiennes. En effet, un Etat libre peut d'ordinaire réguler son économie en jouant soit sur la politique budgétaire (dépenses et recettes des pouvoirs publics), soit sur la politique monétaire (via le taux d'intérêt de la banque centrale et la réserve de change). C'est pour cela d'ailleurs que Maastricht a été si difficile à faire passer : les Etats européens ayant du mal à accepter de perdre ce pouvoir. Aujourd'hui, c'est la BCE qui décide la politiqe monétaire pour tous les pays de la zone euro. Quand Jean-Claude Trichet décide de la changer, il le fait en fonction des intérêts de l'ensemble de la zone euro. En aucun cas en fonction de l'intérêt des pays de la zone CFA. Pourtant, ceux-ci suivent, et donc, subissent. En cela, le franc Cfa ne peut qu'être condamné et combattu avec la plus grande fermeté.


           Et pourtant... En bonne égoïste, qu'est-ce que je le regrette, maintenant que je me retrouve avec en main une monnaie que je ne maîtrise pas ! J'avais un argent que j'arrivais à convertir facilement en euro, avec un change qui n'avait pas varié depuis des années, et avec lequel je m'étais construit une échelle de valeur, avec laquelle je voyais à peu près ce qui était "pas cher", "cher" ou "trop cher".

            Là, les ariarys me laissent perplexe. Il me faut tout reconstruire mentalement. 4000 ariarys le trajet de taxi de mon domicile à mon bureau, 25 000 ariarys au supermarché pour quelques bricoles, 2000 ariarys la carte sim... Des sommes qui me semblent énormes. Mais 1 euro = 2 800 ariarys, donc j'ai dépensé moins de 10 euros au supermarché, paye moins de 2 euros mon trajet de taxi, moins d'un euro ma carte sim... Il faut juste s'y faire, ça va aller inch'allah.

Voir les 0 commentaires
Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 14:57

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire

           Bon, ben voilà. Exit Dakar, exit Ouaga, me voilà à Tana (non, je le jure, le minimum de 2 a dans le nom n'est pas un critère de sélection de mes lieux de vie, sinon il ne me resterait plus grand choix à part Djakarta et Rabat !).

        

            Alors Tana... La première impression été floue, puisque c'était la nuit, j'arrive toujours la nuit. Et fatiguée, en plus, après une journée de voyage éprouvante : levée à 5h du matin, arrivée à 2h du matin le lendemain, des files d'attente pas possible (seulement 2 guichets ouverts pour vérifier tous les passeports au terminal C de l'aéroport Charles de Gaulle, pour cause de fête nationale), changement d'avion pour cause de problème technique... Bref, mon attention n'était pas des plus soutenues au débarquement. Celui-ci fut pourtant, pour la première fois, extraordinairement relax : j'étais attendue par un chauffeur, qui m'a pris ma valise et immédiatement conduite dans mon chez-moi provisoire, chez le collègue qui m'héberge, qui a immédiatement engagé la conversation sur le boulot : cette fois, c'est le retour au travail, je ne vais pas chômer !

 

             Ce n'est que ce matin, en ouvrant les yeux, que j'ai pu regarder autour de moi. Je me suis levée dans un appartement luxueux, avec une flopée de personnel de maison, lave-linge, eau chaude au robinet, sols en parquet qui craque, impressionnantes bibliothèques, cuisine toute équipée (avec four, four micro-ondes...). Je dispose, outre cette cuisine, d'une chambre avec un lit king size, d'un petit salon, d'un grand salon, d'une salle de bain avec baignoire et bidet, et d'une terrasse avec vue sur une partie de la ville. Tana est bâtie sur plusieurs collines, et aussi bien par ce relief que par l'architecture, me fait beaucoup penser à Istanbul. Comme la Deuxième Rome, Tana est à la croisée des cultures, on sent ici l'Afrique, l'Asie, et l'Europe du fait de la colonisation. Le matin, mon hôtesse m'a menée faire quelques courses nécessaires (change, carte sim...) dans la partie riche de la ville : si ce n'étaient les fourgons mercedes transformés en minibus, à l'image des Ndiaga ndiaye de Dakar, on se serait cru dans n'importe quelle ville européenne. L'après-midi, par contre, en traversant le bas de Tana pour me rendre au bureau en compagnie d'un de mes supérieurs, j'ai retrouvé un peu d'Afrique : la pagaille de la circulation, le marché avec les tomates disposées par terre, par tas de quatre, qui valent tous le même prix, les vendeurs de fruits, les gargotes, les marchands de journaux... Mais le tout autour d'immeubles en dur, et le long de trottoirs.

Voir les 0 commentaires
Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 20:50

Publié dans : monaatana - Ecrire un commentaire
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés