Partager l'article ! Coup d'Etat: Oui, oui, désolée, je me fais absente ces derniers temps. D ...
Tout a commencé par une année à Dakar, où j'ai découvert à la fois l'Afrique et ce métier de journaliste : en quelques semaines, je n'imaginais plus vraiment d'avenir sans l'une ni sans l'autre.
Depuis, je m'efforce de poursuivre ces pérégrinations pour connaître, comprendre, et avancer.
De déboires en découvertes, je vous invite à me suivre par ce blog !
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Oui, oui, désolée, je me fais absente ces derniers temps. Donc retour direct dans le vif du sujet, et oui, un coup d'Etat. Ce sont des choses qui arrivent.
Ici, les gens disent "merde, il y a encore coup d'Etat" comme on dirait "merde, il pleut".
En fait, c'est vraiment bizarre. Aujourd'hui était le jour du referendum constitutionnel. En gros les gens devaient choisir entre donner l'aval au régime taillé sur mesure par et pour Rajoelina, ou pas. La plupart de l'opposition prônait l'abstention. Ce matin, tout était calme. Trop calme, pire qu'un dimanche. Pas les bruits habituels des passages dans le rue devant chez moi, boutiques fermées, rues désertes, sauf quelques petits vendeurs à la sauvette qui étaient encore là.
On en rigolait avec un collègue. "Tiens, me dit-il, si c'est moi qui fait l'édito aujourd'hui, je titre calme plat". Je lui dis d'attendre, la journée n'est pas finie.
Effectivement, moins d'une heure après, alors que nous sommes au boulot, une consoeur appelle, et nous dit que les quartiers militaires s'embrasent. Evidemment, j'ai pas le droit d'y aller (on reproche beaucoup à Rajoelina d'être le joujou de la France, donc les Français ne sont pas aimés de ses opposants).
On en est donc réduits à attendre au bureau, sans rien savoir. la télé et la radio restent encore muettes.
Et puis le communiqué du nouveau "directoire militaire tombe". Ils veulent "prendre les choses en main pour une sortie de crise consensuelle".
Voilà pour l'instant, je ne peux rester plus, je préfère être rentrée avant la nuit,; pour des raisons qui me paraissent évidentes.