Titre en hommage à mon cher professeur d'allemand, toujours prêt à nous traiter de "barbares" si on mélangeait féminin et masculin au hasard de nos déclinaison (ceci est une précision à l'unique lecteur qui m'est resté fidèle après ces longs mois d'absence, je sais, je devrais accepter de me référencer aussi, c'est ma faute, bref, n'extrapôlons pas).

 

           Aujourd'hui, nous avons donc le bonheur d'être le 8 mars, journée internationale de la femme, et je découvre plus que jamais que chaque pays a sa propre façon de la célébrer, surtout du point de vue du travail. En effet, après le Sénégal et la France, qui considèrent ce jour comme tous les autres, une autre "journée mondiale de" au milieu de la multitude, et le Burkina Faso, qui en fait un jour férié et une véritable fête nationale, voilà Madagascar, qui fait un jour férié... à moitié. Je m'explique : cette journée est fériée, mais seulement pour la moitié féminine de la population. Les entreprises restent ouvertes, et les services sont censés fonctionner uniquement par le travail des mâles, qui ont l'occasion de s'apercevoir enfin que non, le rôle des femmes n'est pas que décoratif.

            J'aime beaucoup le principe, qui me fait penser aux grèves mssives de sans-papier à Paris : c'est là qu'on s'aperçoit du rôle réel d'une large partie de la population.

           Et comment s'en sortent nos hommes ? A priori, je dirais plutôt mal. En effet, j'ai choisi de travailler aujourd'hui, la rédaction nous offrant royalement le choix d'avoir cette journée ou une autre dans la semaine, j'ai opté pour dimanche, et, à chaque appel que j'ai passé pour des rensignements divers, on n'a pu me répondre "parce que la secrétaire, ou la directrice commerciale, elle est pas là, vu que c'est le 8 mars". Héhéhé...

 

             Sinon, pour faire un peu de culturel, la position de la femme malgache varie selon les ré, mais est globalement pas bien reluisante. On me fait remarquer que la colonisation y a sa part : avant, la succession du royaume allait à l'enfant aîné, peu importe son sexe. Il y a ainsi eu 3 reines successives. Depuis la colonisation, les clivages se sont renforcés, et les femmes ne sont plus jamais arrivées aux postes clés. Mais je mettrais un léger bémol, car même au temps des reines, le vrai gouvernant était le premier ministre, qui a commis le tour de force de les épousser toutes les trois successivement, serial lover ou grand manipulateur...

 

 

 

Publié dans : monaatana
Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 16:21

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